mardi 5 juillet 2011

Nouvelles immigrations

Nouvelles immigrations : La démagogie et le terrorisme intellectuel d'une certaine gauche qui se croit « bien pensante »

La semaine passée, une certaine gauche qui se croit « bien pensante » et un avocat avide de publicité et qui n'est pas à une exagération prêt se sont permis d'attaquer Schaerbeek qui faisait face à l'arrivée assez massive de  « roms » à la gare du Nord.
Faut-il rappeler que Schaerbeek, c'est 125 000 habitants sur 8 km2. Notre Commune ne peut accueillir toute la misère du monde. Nous investissons massivement dans la solidarité, le budget de notre CPAS est en croissance constante mais trop c'est trop.
Attaquée nominativement, notre bourgmestre ff Cécile Jodogne a tenu à répondre aux inexactitudes affirmées démagogiquement par les tenants de la pensée unique :

« Le sort des Roms, la question de l'asile et, plus globalement, la problématique de la migration sont trop importants que pour faire l'objet d'une campagne partisane et mensongère. La manipulation qui est aujourd'hui de mise dans le dossier précis des Roms de la gare du Nord est indigne », déclare ainsi Cécile Jodogne.

Il n'y a pas eu d'«expulsion» ou d'«évacuation» de 70 Roms de la gare du Nord. Les termes sont impropres et volontairement négatifs. Depuis plusieurs jours, toutes les autorités et toutes les associations caritatives sont au courant d'un afflux de personnes originaires, parait-il de Slovaquie, de Tchéquie, en Région bruxelloise et notamment devant les locaux de Fédasil. Des procédures ont été entamées à l'Office des Etrangers. La majorité des demandeurs n'a pas été prise en charge et n'a pas fait l'objet d'une procédure d'accueil. Ils ont été tout simplement mis à la rue, sans conseils et sans aide, ni alimentaire ni sanitaire. Une partie de ces personnes se sont donc rendues, dans la gare du Nord, à deux pas de Fedasil, à Schaerbeek.

Depuis plusieurs jours les services de polices interviennent ici et là, et notamment dans les bâtiments du CCN, pour rappeler qu'il n'est pas possible de « camper » n'importe où et principalement dans des endroits qui ne sont pas du tout appropriés à ce genre d'occupation. Les 17 et 18 juin, par exemple, 14 Roms avaient été découvert sous le Kiosque du Parc Josaphat. Des contacts ont été pris avec des associations et notamment, le Samu Social, l'association Rom en Rom, la Croix Rouge.

Le lundi 27 juin, la Bourgmestre faisant fonction a été avertie par la police que des personnes commençaient à installer des matelas au CCN. Elle a demandé aux services de police de ne pas permettre cette installation et de faire cela dans le calme et par le dialogue, en expliquant aux occupants que le bâtiment ne pouvait les abriter pour des raisons de sécurité, de salubrité et d'hygiène (pas de toilette, d'eau...). Les personnes ont quitté les lieux sans qu'il n'y ait eu d'incident. Les rapports du policier superviseur qui est sur place font état de départ volontaire à chaque fois. L'intervention a été effectuée sans utilisation de la contrainte ou de la force, en privilégiant le dialogue. Aucune demande d'assistance médicale n'a été sollicitée par ces personnes.

Lors de l'intervention, le superviseur a demandé la collaboration d'une équipe de la brigade canine qui est très souvent présente à la gare du Nord. Celle-ci s'est tenue en seconde position. A aucun moment il n'y a eu d'intervention directe des chiens. Il est donc scandaleux, comme le déclare l'avocat Georges-Henri Beauthier,  matin de prétendre qu'« il semble qu'un chien policier dont on a retiré la muselière pour effrayer les enfants serait à l'origine des blessures d'une fillette au visage légèrement mutilé ». On est là dans l'affabulation et la manipulation la plus totale.


Cécile Jodogne rappelle : « ce dossier montre une fois de plus que l'autorité compétente, c'est-à-dire le pouvoir fédéral belge, doit prendre ses responsabilités pour gérer l'afflux de réfugiés sur notre territoire et prendre des mesures efficaces pour permettre aux personnes qui auraient été acceptées sur le territoire, d'être accueillies de manière humaine. Cela doit passer par la mise en place rapide du plan de répartition sur l'ensemble du territoire afin que les communes bruxelloises et principalement celles qui font déjà le plus d'effort au niveau de l'aide sociale, ne soient pas encore une fois mise en difficulté alors que ce dossier n'est évidemment pas de leur compétence. Il faut également que les Ordres de Quitter le Territoire soient exécutés afin de ne pas laisser des familles entières sans aucune aide, livrées à elles-mêmes, face à des institutions communales ou des CPAS qui sont dans l'incapacité d'intervenir. Enfin, il est urgent que la Communauté Européenne définisse une politique particulière et cohérente sur tout le territoire à l'égard des populations Roms et qu'elle rappelle leurs obligations aux pays dont sont issues ces populations».